Asinomédiation
La Belgique s’ouvre tout doucement à l’asinomédiation...L’âne, avec son flegme naturel, est le thérapeute idéal.Projet
La différence ne l’effraye pas et si l’enfant est demandeur, il établit une relation privilégiée.
Comme l’âne ne triche pas (un âne ne se dresse pas, il s’éduque), l’enfant en difficulté apprend l’échange
naturel dans un cadre de respect mutuel.
L’encadrement est effectué par des professionnels de l’éducation.
Public visé : tout public
L’objectif de l’Association est que toutes les activités soient accessibles à tous: handicapés et autres.
L’âne doit être le lien qui permet la connaissance et la reconnaissance du droit à la différence.
Nous ne voulons pas de ségrégation. La rencontre de personnes handicapées avec d’autres nous paraît un facteur d’intégration
important.
Pourquoi l’âne ?
A la différence du cheval, étudié sous toutes les coutures, l’âne a rarement fait l’objet de recherches.
Toutefois tout propriétaire peut vite comprendre que d’énormes différences dans le caractère existent entre les différents équidés.
Le cheval se dresse, l’âne s’éduque. Il ne possède pas les caractéristiques du cheval telles que: l’activité, l’agressivité occasionnelle, la sexualité et la timidité.
Il possède de plus une faculté d’adaptation à toute épreuve.
L’âne a des avantages non négligeables par rapport au cheval.
Il est moins impressionnant et bien moins vite impressionné. Son intelligence est supérieure et son flegme naturel ne l’emporte jamais dans des galops irraisonnés.
Il peut ainsi offrir aux personnes handicapées la possibilité de travailler, de se divertir et de se déplacer hors de leur institution.
Son calme naturel et sa familiarité créent rapidement un contact affectif. Sa lenteur, sa taille raisonnable et son sang-froid naturel sont autant d’éléments rassurants.
Les enfants perturbés trouveront un élément d’équilibre à son contact.
C’est pourquoi nous insistons beaucoup sur nos sélections en fonction du caractère de nos ânes.
Ils devront répondre aux besoins relationnels de chaque être humain et ainsi être éduqués en fonction de cet objectif.
Pour les séances, nous contacter.
Ferme de ressourcement
"Lâcher-prises et retour aux racines de l'Homme" sont les axes proposés afin de vous permettre de rééquilibrer votre potentiel énergétique par un retour à certaines valeurs, et tendre ainsi vers une harmonisation de l'esprit et du corps.
Ouverture 1 " Au pas de l'âne "
- " apprivoiser " le temps : marcher paisiblement pour écouter, regarder, respirer... en complicité avec les ânes.
- " remonter " le temps : découvrir l'histoire de l'Homme à travers la vallée des lacs et des châteaux.
Les maîtres des forges et les légendes qui jalonnent la Rulles vous seront contés.
Ouverture 2 " Approches "
- Etablir une relation avec les ânes, faite de patience et d'introspection.
- Technique d'éducation de l'âne pour le mener et l'atteler.
- Aide lors des soins et pansage des ânes.
Ouverture 3 " remercier et prendre soin de soi "
Se reconnecter avec son corps, libérer son stress, ...en accueillant, durant votre présence, une séance
- de relaxation (narration sous musique douce) - libre ou animée.
- de kinésiologie - sur demande
- de massothérapie - sur demande
Attelage pour tous
Ce projet est soutenu par la Fondation Roi Baudouin.
" Attelage pour tous " consiste à donner des tâches civiques à des jeunes en scolarité alternée en promenant des personnes voiturées avec nos attelages.
Implication de l'IMP " La Providence " : elle témoigne de son réel intérêt en affectant un éducateur à l'animation du groupe de jeunes dans le cadre de l'apprentissage à l'asinerie depuis juin 2004.
Constat fondamental : les personnes handicapées voiturées n'ont pratiquement pas accès à la découverte de la forêt.
Organisation :
1. Formation des accompagnateurs :
Les jeunes de l'IMP " La Providence " en scolarité alternée sont déjà en formation.
Dans une première étape, ils apprennent à connaître les ânes. Plus tard ils seront formés à travailler la monte puis l'attelage.
Quand ils seront prêts, ils seront, avec l'éducateur encadrant, les accompagnateurs des attelages pour handicapés voiturés.
2. Promenades accompagnées en attelages avec les ânes :
Des voitures d'attelages adaptées vont devoir être construites. Nous avons comme philosophie que la personne voiturée soit à l'avant et pas comme c'est le cas à l'arrière de l'attelage.
Cela leur permettra d'être plus indépendant et de devenir l'assistant du conducteur.
Ce loisir va également permettre d'entrer dans la forêt d'une manière naturelle et de respecter l'environnement.
Ce sera un véritable ressourcement permettant d'utiliser tous les sens à un rythme de promenade.
Ce sont donc les jeunes qui permettront à ces personnes de découvrir l'attelage.
3. Formation à l'attelage :
Les personnes à mobilité réduite pourront être initiées à l'attelage avec les ânes.
Les ânes sont des animaux placides qui offrent toute la garantie de sécurité. Les risques d'accident en attelage avec les ânes sont minimes et bien moins conséquents qu'avec des attelages de chevaux.
Cela peut donc déboucher vers un apprentissage pour les personnes voiturées à mener un attelage en toute autonomie.
Les manèges couvert et extérieur de l'asinerie permettront un apprentissage correct.
4. Formations de parents à l'attelage :
Ce type de loisir est moins onéreux et moins dangereux que la pratique de l'attelage avec les chevaux.
Un petit van dans lequel se trouve un âne et après lequel est attaché un attelage permet des déplacements sans nécessiter de gros préparatifs.
Les parents qui souhaiteraient aller à la rencontre d'autres milieux, d'autres personnes pourront s'initier afin d'emmener les personnes voiturées d'une manière autonome.
Des groupements (Abâne, Adodâne, ...) organisent de nombreuses promenades d'attelages dans toute la Belgique.
Les jardins de l'asinerie
Origine du projet
Une étude financée par la Fondation Roi Baudouin et réalisée par la PIPSA (Belgique) et, une étude similaire réalisée en France par ABENA, démontrent que la façon dont s’alimentent les personnes en précarité n’est pas favorable à leur santé (absences de légumes). ABENA propose des bons d’achats de légumes afin de compenser cette déficience.
De nombreux cris d’alarme du monde économique annoncent une famine mondiale dans les années à venir (R. Dumont, Ingalañ,…)
Conséquences
Les bons d’achats recréent une situation de dépendance alimentaire or il est prouvé que cette dépendance n’est pas une solution à une alimentation équilibrée. Des études (PIPSA-Belgique, GRET-France) démontrent que le manque de consommation de légumes et de fruits chez les personnes en précarité est la cause principale de nombreuses maladies.
Un retour à la terre est inéluctable surtout avec la crise économique. En créant des jardins écologiques (communautaires ou collectifs) on peut montrer qu’il est possible d’avoir une vie active tout en produisant une partie de son alimentation et par ce biais permettre aux citoyens de se la réapproprier. En France, il existe des jardins de ce type depuis plus de 15 ans: jardins familiaux traditionnels, jardins collectifs, communautaires, d'insertion, jardins de maraîchage d'insertion, insertion par l'économie au sein d'entreprises légumières, jardins pédagogiques et jardins thérapeutiques. A Namur (avril 01,) " les jardins familiaux à Nantes ", la communication de Mr Demaure a porté sur une caractérisation des "nouveaux jardiniers " de la fin de siècle: « les nouveaux jardins familiaux apparaissent comme des porteurs d'image pour la collectivité, des lieux de régulation sociale et des éléments de la qualité de vie »
Difficultés
Pour que les personnes en précarité soient intéressées par un tel projet, il faut que le projet aille à leur rencontre : proximité, intérêt.
Cultiver des légumes nécessite des compétences et de l’espace.
Que peut apporter l’asinerie?
L’asinerie a de l’espace et peut trouver des « passeurs de savoirs ».
L’âne s’est avéré un moteur dynamisant dans beaucoup d’activités. Il devrait être une « accroche » mais aussi permettre de cultiver plus en harmonie avec la nature.
Le projet est lancé : Un maraîchage alternatif en traction animale.
Particularités de ce choix ?
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Le maraîchage alternatif est un maraîchage qui se veut respectueux de la terre, il se justifie car :
- Le sol de la région ne peut répondre à une production intensive
- On peut qualifier le public principalement ciblé comme
- peu producteur d’où la nécessité d’éviter un travail conséquent
- vivant une situation financière difficile d’où la nécessité de produire à un coût dérisoire
- Il peut utiliser toutes les plantes en association, peut remettre à l’honneur des légumes oubliés mais aussi utiliser les plantes sauvages comme aliments.
- Pour ce faire, nous estimons qu’avec le public ciblé, il est nécessaire d’éduquer à une production la moins coûteuse possible (pas de fertilisant chimique ou de compost préparé, pas de dépendance envers les produits chimiques,…) mais aussi qui nécessite peu d’entretien. De là ce projet qui tend à être mené vers une production alternative (permaculture, naturelle, agriculture paysanne,…) qui a moins d’impact sur l’environnement.
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La traction animale
- a) parce que l’animal joue un rôle important auprès des personnes fragilisées : il est compagnon, moteur, canne, confident, … D’où sa présence indispensable pour le mieux-être de ces gens. La traction animale permet d’augmenter les compétences transversales (connaissances, capacités cognitives, habiletés manuelles et attitudes socio-affectives) ainsi que la faculté de les mobiliser dans la résolution de problèmes.
- b) la traction animale améliore l’environnement général (économie d’énergie fossile, absences de bruits nuisibles, de pollution, …)
Action/contacts
des communes : elles disposent de terres communales
des CPAS : c’est l’organisme le plus proche des personnes en précarité ou fragilisées
le FOREM : pour développer des métiers qui existaient dans les années 70 (jardiniers d’institution, …)
des entreprises : pour développer le projet en partenariat
Le projet a été très bien accueilli et de nombreux partenaires se sont présentés.
Projets
2 nouveaux employés ont comme missions essentielles : Le maraîchage alternatif en traction animale
pour former des personnes fragilisées. Le travail ne se fait pas à l’asinerie même, qui doit disposer des prairies pour ses animaux, mais sur d’autres terrains mis à notre disposition.
De nouveaux projets s’inscrivent logiquement dans la continuité de la production de légumes et seront développés pour l’année 2010.
- Les jardins collectifs dans chaque village et chaque commune. L’asinerie peut offrir les compétences à des « passeurs de savoirs » qui devraient être des personnes fragilisées, leur permettant ainsi de retrouver une place active dans la société. Il s’agit non seulement d’éviter une dépendance alimentaire mais aussi d’instaurer un équilibre nutritionnel.
- Les « cuisines collectives ». La cuisine collective est un lieu privilégié d’éducation populaire. Les valeurs suivantes y sont partagées : la solidarité, la démocratie, l’équité, la justice sociale, l’autonomie, le respect, la dignité, la prise en charge individuelle et collective. Elle vise à l’autonomie alimentaire. Apprendre à récolter les produits sauvages ou cultiver nécessite de reconnaître ce qui est comestible, de les cuisiner et de les transformer. L’asinerie souhaite donc créer une cuisine où chacun pourrait venir acquérir des compétences non seulement culinaires mais aussi dans la transformation (confitures, déshydratation, …).